Vous êtes à la tête de MONDAIR tout en ayant fondé INEXTAIR. Comment faites-vous coexister ces deux projets et quelles synergies créez-vous entre eux ?
MONDAIR est la société des services d’expertise de la qualité de l’air intérieur et de design intérieur écologique. INEXTAIR est une marque Française de mobilier sain éco-responsable.
Nous commercialisons la marque INEXTAIR sur nos projets MONDAIR, et avons également référencé INEXTAIR sur la plateforme MOM de Maison & Objet, pour la commercialiser auprès des professionnels et des particuliers à l’international.
Qu’est-ce qui vous a conduite à conjuguer innovation, écologie et design ?
Je suis issue d’une famille d’entrepreneure avec un père exploitant agricole. J’ai grandi à la campagne dans une petite commune qui s’appelle Montsinery – Tonnegrande en Guyane. J’étais donc très proche de la nature et tout à commencer par manger sainement et vivre une vie en respectant la nature et les animaux.
De plus, l’air pur était mon quotidien, jusqu’à ce que celui-ci soit rattrapé à l’âge adulte par un achat décoratif qui a intoxiqué un de mes enfants, à cause de polluants chimiques. C’est ainsi que l’idée m’est venue d’allier l’expertise de la qualité de l’air intérieur au design intérieur écologique. Étant designer d’intérieur de formation, je me suis donc formée dans le domaine de l’expertise de la qualité de l’air intérieur pour proposer une nouvelle façon d’aménager et de protéger les personnes.
Il n’était plus concevable pour moi éthiquement de poursuivre sans m’assurer de proposer des espaces sains. J’ai ainsi innové dans la méthodologie d’expertise de la qualité de l’air intérieur par un dépôt à l’INPI, j’ai également innové dans la création d’une marque Française de mobilier sain éco-responsable INEXTAIR, mais également dans la création d’une application mobile et web “AIR AMAZ”.
J’ai intégré plusieurs incubateurs de startup sur Paris (schoolab, Paris&Co) afin de m’accompagner dans tous ces projets, et récemment le programme Ville de demain basé à Station F dédié à la smart city.
Selon vous, comment la tech, et plus particulièrement l’IA, peut-elle accélérer la transition écologique tout en restant centrée sur l’humain ?
L’intelligence artificielle est un très bon accélérateur pour les entreprises dans les automatisations, mais aussi pour la création d’outils ingénieux, capables de transmettre des données et des résultats très rapidement.
Cependant afin de garantir le contrôle, je pense que l’humain doit être conservé pour les vérifications afin d’éviter des incidents.
N’oublions pas que l’intelligence artificielle a été créée pour aider, accélérer et non pas pour nous diriger. L’humain doit rester maître et veiller à ce que les datas centers utilisés générateurs de beaucoup de C02 pour alimenter l’IA ne deviennent pas un autre problème.
C’est la raison pour laquelle au sein de MONDAIR, chaque choix d’outil est réfléchi avec minutie, afin d’optimiser notre empreinte carbone, et privilégions au maximum les solutions françaises ou européennes.
Aujourd’hui, on parle beaucoup de “souveraineté numérique” en Europe. Pensez-vous que les principes du “Made in Europe” dans l’industrie puissent inspirer une souveraineté technologique et féminine à l’échelle du continent, telle que JFD la défend ?
A ce jour, il n’y a pas encore suffisamment de solutions françaises pour garantir une autonomie dans tous les domaines technologiques et industriels. Le recours à une souveraineté européenne est la solution pour unir nos forces sans nous voir comme des concurrents.
La France et plus largement l’Europe doivent soutenir les femmes dans l’innovation et créer des synergies entre elles. N’oublions pas que la femme donne la vie et donc elle a une approche parfois plus proche de l’humain.
Je pense que JFD doit poursuivre cette vision en intégrant les Territoires ultramarins pour étendre cette souveraineté européenne et utiliser la puissance féminine sur l’ensemble des territoires.
Est-ce cela qui vous a motivée à rejoindre le JFD Club ?
Ce qui m’a motivée à rejoindre le JFD Club, c’est le fait d’avoir candidaté au Prix les Margaret à deux reprises et d’avoir ainsi eu la possibilité de participer à la remise de Prix des lauréates. Lors de cette soirée, j’ai pu voir la belle synergie entre toutes ces femmes qui innovent dans la tech en France avec pour objectif de se développer à l’international en présence de grandes personnalités d’expériences que j’ai hâte de découvrir davantage.
Et enfin, quel conseil donneriez-vous à une femme qui souhaite se lancer dans un projet à impact ?
Le conseil que je donnerais à une femme qui souhaite se lancer dans un projet à impact, c’est d’abord de se demander le pourquoi ? Ensuite de tout construire autour de ce pourquoi, car c’est cela qui lui permettra dans les moments de doutes et les décisions stratégiques de trouver le bon chemin en restant connectée à ces valeurs. Et surtout d’expérimenter, d’explorer, de se faire accompagner, et de ne rien lâcher.
Glawdys Epailly, CEO Mondair et Membre du JFD Club
Glawdys Epailly est une entrepreneure engagée à l’intersection du design durable, de l’innovation écologique et du numérique. Directrice de projet chez MONDAIR, elle y impulse une dynamique éco-responsable et développe des solutions tournées vers l’avenir.
Fondatrice de la marque INEXTAIR, elle repense le mobilier avec une approche circulaire, esthétique sans polluants chimiques et 100% fabriquée en Europe avec certains modèles fabriqués en France. À travers ses créations, elle défend une consommation plus consciente et un design respectueux de l’environnement.
Visionnaire, elle pilote également le développement d’un logiciel innovant, destiné à réunir ses expertises dans une plateforme dédiée aux professionnels et aux particuliers. Glawdys incarne une nouvelle génération de leaders qui conjuguent écologie, tech et entrepreneuriat pour bâtir un futur plus durable.



